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Je soutiendrai bien le Manifeste mais il faudrait y avoir accès sans acheter le livre.
OU lire le Manifeste ?
c’est étrange qu’il ne soit pas plus précisé sur votre site.
Peut être n’ai je pas compris comment y accéder ?
A suivre…
D’autres réflexions vont apparemment dans le même sens : http://savoirlibre.net/?postidpost_id=lethique-mutuelle-et-lesprit-de-lapres-capitalisme
Il me semble assez étrange que le “ problème premier” du manifeste se résume à trouver comment gérer la rivalité et la violence entre les êtres humains, lorsque le problème majeur de l’humanité qui souffre de toutes les menaces qui y est dénoncé très justement est de subir la violence de l’humanité qui lui impose des façons de vivre insupportables.
La question ne me semble pas être de rêver un ordre du monde iréniquement débarrassé des affrontements par la reconnaissance mutuelle de nos différences communes, mais de sortir des affrontements permanents dont se tissent tous les jours les entrelacs de nos mondes. Elle n’est pas de bâtir sur un sol aplani et déminé de toute tension, c’est juste, ni de construire un mécanisme de résolution des tensions nécessaires, c’est pourtant vrai, mais de débloquer les contentions qui nous emprisonnent aujourd’hui en en éradiquant les causes.
L’analyse des causes est à partager : nous sommes d’accord qu’elles remontent à l’esprit économique trop partagé de croissance pour la croissance. Mais l’analyse de leurs conséquences est aussi à mûrir : il y a violence de fait, il y a voies de fait. Et trouver la voie de sortie de la violence qui nous est faite établit une contre-violence. Non pas forcément une violence contre la violence, ni une riposte anti-violente, mais une faculté de résistance qui crée ces alternatives que le manifeste cherche à conjuguer en en explorant les racines communes. Et cette résistance est plus qu’une confrontation entre elles, elle est aussi un affrontement aux tenants des dynamiques mortifères.
De même que reconnaître entre elles un fondement commun, celui du respect mutuel de leur socialité, l’approche à défendre ici devrait être celle de leur commun esprit de résistance. C’est de cet esprit autant que de leurs fondements conviviaux qu’elles pourront tirer ensemble le retournement des bases de notre monde.
C’est aussi dans cet esprit de résistance, parce qu’il est unanime, que se résoudra le vieux conflit entre l’individuation et la socialité. Il ne suffit pas d’affirmer en quatre temps que dans notre humanité commune (1) la commune socialité (2) soit le préalable de l’individuation (3) pour en réguler la maîtrise des oppositions (4). Ce qui tourne autour de la notion d’individu est devenu si flou dans une société de marché, de consommation, et de réussite personnelle, celle de l’homo œconomicus, qu’il reste difficile de retrouver la vérité de ce que peut être chacun, et de l’expliquer simplement, quand il lui est systématiquement opposé le collectif, surtout dans l’État à la mode libérale.
L’individu ne se développe que parce qu’il a en lui une part de commun, et une part du commun. Le collectif n’existe pas en-dehors de lui, c’est ce qui le rend sociable. S’il existe en-dehors de lui, s’il lui devient étranger, nous allons vers l’asservissement. Mais en retour le commun est une dimension fondamentale de l’individu. Développer l’individuation c’est développer le collectif. Développer le personnel, c’est développer le coopérationnel. Et dire ceci n’est pas soutenir une vision réformatrice de l’homme en un type d’homme nouveau. C’est au contraire revenir après les délires individualistes aux vieux fondements de toutes les cultures communes, celles des associations de femmes et d’hommes ou chacun est un soutien de l’autre et un pilier solidaire de l’édifice commun. Le respect de l’individu, fondateur du droit, s’était abâtardi en magnification de la solitude personnelle. Il faut en rappeler au-delà des droits à l’égalité l’aspect singulier à chacun, cet aspect irréductiblement particulier qui fonde les complémentarités créatrices du commun.
Très bel effort d’élaboration.Nous accueillerons la suite…les idées…les actes avec une active impatience.
Je suis ému en signant ce manifeste! Le 16 Février 1996 j’ai obtenu mon doctorat en théorie économique (Université de Fribourg – Suisse), suivi par le Prof.Maurice Villet, en défendent une thèse au titre « Les Marchés conviviaux ou le rôle de la culture au sein de la structure et réalité économique et social » (titre original: « I mercati Conviviali, ovverosia il ruolo della cultura all’interno della struttura e della realtá economico-sociale » ISBN: 888611009X 9788886110099 OCLC Number: 79086983. Pendant 17 ans j’ai continué à expérimenter et proposer dans plusieurs domaines l’approche convivial et maintenant je suis heureux de trouver un milieu où partager tout ça. Voilà mon site web, que j’espère de traduire en français bientôt.
http://www.convivialitymarkets.com
Angelo Cacciola Donati
« ceux qu’ont apportés au fil des siècles les religions, les morales, les doctrines politiques, la philosophie et les sciences humaines et sociales »
Qu’est-ce que les religions ont à faire dans cette liste ? Elles n’ont apporté que de la misère, des génocides, de la manipulation, de l’endoctrinement, etc, bref, des choses pas jolies jolies.
Il faudrait peut-être songer à s’en débarrasser, si vous voulez vraiment réduire le conflit entre les Hommes.
Du coup à la « question religieuse », ma réponse est toute trouvée.
J’ai lu le manifeste convivialité dans un contexte approprié, celui de la manifestation des 1000 jours de détention des otages au Mali. Le statut d’otage est insupportable aux proches bien sûr et à nous tous.
Indépendamment des causes de la violence faite aux hommes, la question de l’interdépendance est au coeur des interrogations, des constats et de la recherche de solutions.
Ce manifeste balise un des chemins pouvant conduire à des solutions apaisées
Le livre est l’ancêtre de la télévision, elle-même ancêtre de l’internet; toute proposition doit être articulée aujourd’hui sur et uniquement sur ce support. Seriez-vous capable d’organiser une pétition mondiale allant dans le sens éthique et philosophique de votre courant d’idées ? et pronant simplement une liste de 10 mesures élémentaires, de ces mesures que les gouvernements n’oseront jamais prendre parce qu’ils ont les mains liées par les conflits d’intérêt ! Parmi ces mesures, je vous suggère par exemple l’application de la taxe Tobin, et de règles pour la répartition des ressources ainsi créées. Il y a là matière à une réflexion que je n’ai pas le temps de mener, et pour laquelle il me manque quelques compétences. Mais je vous apporterais volontiers mon soutien de producteur audiovisuel pour mettre en scène une vidéo démonstrative à mettre en ligne.
Voici un lien pour découvrir le projet Zeybu Solidaire à la fois éco-citoyen et solidaire ne reposant que sur du bénévolat :
https://docs.google.com/document/d/1wCd9WD-LtUywa9kLI6kbZKNZqu1TjFV-yDNavox3diI/edit
L’association « Les Amis du Zeybu » Eybens (38320) a développé une coopérative d’habitants en circuit court,avec un principe unique de solidarité régénérateur de lien et de citoyenneté, le Zeybu Solidaire.
Dans le manifeste convivialiste je trouve une ligne de pensée qui est mienne depuis longtemps déjà. Pas si étonnant puisque je reconnais parmi les auteurs et premiers signataires des gens dont les écrits m’ont nourri et conforté. J’y remarque surtout les noms d’États répartis sur l’ensemble de la mappemonde, ce qui est encourageant, nos problèmes étant bien à cette échelle.
Mon commentaire portera sur trois points.
Concernant la question religieuse ou spirituelle, ou comme vous l’écrivez : la question du sens, je devine déjà dans tel commentaire le clivage qu’elle peut générer. A mon sens, le fait religieux a été et est encore pour beaucoup un rouage essentiel de l’histoire des hommes. On peut aussi considérer que la sécularisation contemporaine s’inscrit dans une meilleure appropriation personnelle et conciente de la question du sens. Un agnostique, un athée déclaré méritent le même respect que le plus humaniste des bonzes, à condition toutefois qu’ils ne refusent pas eux-mêmes un respect sincère, bienveillant et compréhensif à l’égard de ce bonze. Nous devrions aujourd’hui pouvoir débattre sereinement et pacifiquement, voire fraternellement au sein de notre humanité commune.
Mon deuxième propos a trait aux « monnaies parallèles ou complémentaires », et aux « systèmes d’échange local ». Ma conviction est que la violence entre les hommes est aujourd’hui surtout économique, et plus précisément encore, monétaire. Le système monétaire en usage tant à l’intérieur des nations qu’entre les nations me semble aussi incohérent avec nos valeurs communes que ne le serait la remise en vigueur de l’esclavage. Cette situation est tellement ancrée dans nos mentalités, tellement polie et lissée sous un vocabulaire courant mais abscons que la grande majorité des hommes n’en a pas encore pris conscience et reste persuadée qu’en la matière, rien ne peut être fait différemment. Or il n’en est rien. Depuis plusieurs décennies des économistes ont proposé d’autres voies mais celles-ci sont en général soit ignorées soit tenues prudemment à l’écart. Quelle qu’en soit la bonne volonté, le recours à des monnaies « parallèles » ( aux monnaies légales !) n’est qu’un pis aller qui ne pourra en aucun cas, à lui seul, libérer les sociétés humaines de leur asservissement monétaire actuel.
Enfin j’ai revu avec bonheur - associée au revenu de base - la proposition d’un « revenu maximum » que j’avais déjà trouvée sous la plume d’Alain Caillé il y a une vingtaine d’années. Pas besoin d’être un grand spécialiste de la régulation pour savoir que, pour un système un peu complexe, les variables d’état doivent obligatoirement se voir assigner une plage de fonctionnement encadrée d’une valeur haute et d’une valeur basse. Peut-être est-ce trop demander à la pensée économique orthodoxe ?
Je viens de signer ce très bon texte qui nous fait tous avancer mais je trouve la place consacrée à la nature sous-estimée ; et notamment cette nécessaire dimension du Coopérer avec la nature. Elle vous obtiendrait des signatures de nombreuses personnes connues et actives qui écrivent la même chose que les « gens des villes »…
Comme le dit Yona Friedmann, si nous ne conservons pas la nature, elle ne nous conservera pas.
Vous parlez à la fin de ‘préserver l’environnement » il faut aussi le célébrer ; le mot culture vient de cola qui voulait dire cultiver ET célébrer…
Bonjour tout le monde,
Naturellement, je viens de signer ce manifeste, le seul problème que je me pose, c’est comment le faire partager par le plus grand nombre ! Il existe déjà un certain nombre d’initiatives de ce genre ou tournant autour de ces grandes valeurs….
Il existe les droits de l’homme je me demande si nous devrions pas y inclure des articles sur l’obligation pour les sociétés humaines d’avoir des comportements responsables vis à vis de la biodiversité et donc de l’homme qui en fait partie…..
Nous sommes globalement et mondialement ou presque tous indignés, la totalité des peuples les plus éloignés de nos civilisations matérielles et consuméristes, sont parfaitement conscients ou du moins en partie informés qu’un certain type de développement n’est qu’un progrès illusoire, ou dans le meilleur des cas relatif, aux effets secondaires allant souvent contre les intérêts de l’homme et de la nature…
Comment faire donc pour transformer un manifeste pertinent en exigence politique internationale majeure ?
Comment faire pour que ces instances internationales, ne soient pas uniquement ce « machin », dont parlait le Général de Gaulle je crois à propos de l’ONU….
Comment faire pour que les différents sommets écologiques ne soient des pitreries ?
Comment faire pour que les développements techniques, économiques, financiers et commerciaux soient dirigés enfin par des gens responsables, dont la cupidité ne sera pas la seule ou principale préoccupation.
Comment faire pour que la marche du monde soit retirée des mains des diverses mafias qui ont d’ailleurs investi tant le politique que le spirituel, tant les nouveaux paradigmes que les séculaires croyances et convictions?
Comment faire pour que les escrocs toues tendances confondues ne soient toujours en avance sur les militants de la paix, de la justice, du nécessaire respect des équilibres naturels et humains ?
Comment faire, oui, comment faire !? et en plus il y a urgence écologique politique et sociale, c’est du moins ce qui se dit !
Le convivialisme se construit !
En voilà une nouvelle qu’elle est bonne )
Attention au piège de définir les gens par leur « profession » (dans la signature). La « profession » c’est précisément le conditionnement (et le contrôle) du statut (et de l’implictaion) sociétal(e) par l’économie. Un militant sans profession a potentiellement bien plus d’implictaion sociétale qu’un prof d’unif sans militance …
A très bientôt donc,
Geoffroy
Merci au Zeybu Solidaire dont je recoit la lettre de diffusion hebdo sans jamais participer aux activites faute de temps, et au jouranzl Liberation de mavoir xait decouvrir le concept ainsi formalisé. J attends de lire en details le texte entier à l’occasion pour en donnerxmes commentaires, mais je m’y retrouve deja pleinement, de part mes dngagements associatifs et collecgifs, jardins pargzges, Recit lecole de citoyens, Alliance Citoyenne de Grenoble, Antigone, suat Moulissimo, AMAR et jardins dutopie au campus, collectif de la marche pour la dignité et contre la pauvrete isere et regionale, IsereAnybody? Et son pole solidarité en gestation avec les jeunes cathos de l agglo, cercles de silence pour les droits des etrangers, collectif de soutien aux morts de la rue les 3 juillet, et autres reseaux solidaires, je tissent deja pas mal de liens et lensemble fait coherence
Il serait en effet opportun d’avoir accès au manifeste au format pdf.
Il serait aussi intéressant d’avoir des versions dans d’autres langues.
Je vis au Brésil et je traduis, si cela vous intéresse, je peux apporter mes compétences pour l’élaboration d’une version en portugais.
(je n’arrive pas à accéder au texte Rio, Istanbul et le convivialisme)
Je suis signataire du manifeste.
Beaucoup de commentaires tournent autour du ‘comment faire ». Je suis saisie dans ma vie de tous les jours au sein d’une association importante de l’éducation populaire ou de personne ordinaire du hiatus existant entre des positionnements généraux….. généreux et une frilosité manifeste lorsqu’il s’agit de poser un acte concret qui va nécessairement ouvrir un espace de conflictualité. Au nom d’un consensus , forcément celui de l’idéologie dominante, ou , mais cela revient au même , du principe de réalité , on en rabat sur les valeurs fondatrices, ou on n’établit pas le lien entre le micro et le macro.
Cette question, c.est celle du politique, que nous devons assumer ou que nous soyons.
Je suis l’auteur du commentaire « anonyme » prėcédent. Pas anonyme donc!
C’est toujours un plaisir de découvrir que le nombre de réactions à l’intolérable augmente, et ce de plus en plus rapidement. Ce sont donc finalement les excès des pouvoirs politico financiers qui, en mettant en danger les couches moyennes, finissent par nous obliger à regarder en face ce que subissaient des catégories de personnes définies et désignées par la prétentieuse Education Nationale depuis 4 à 5 décennies comme boucs émissaires. Sa vision sectaire (colonisatrice interne… chut!)et son titre ronflant de certitudes sur le concept « éducation » ne peut pas être pour rien dans la perte de valeurs morales de la France et du fric déresponsabilisé. Un fric acquis de droit, défini par un diplôme qui devrait pourtant « donner » des devoirs et non des droits! quelle horreur!. Il suffit alors avec un peu de mauvaise foi, d’accoler au droit n’importe quel mérite, ce que font fort bien les spéculateurs en affirmant que chacun peut spéculer, comme eux!… Ils moralisent ainsi leurs crimes!.
Un peu court pour développer cet aspect de nos dérives à tous, mais nécessaires avant d’établir des solutions. Si cela vous intéresse ou vous parait utile, je peux proposer une analyse.
J’ai acheté votre manifeste en librairie par hasard. Ce qui m’a décidé instantanément à l’acheter, ce sont ces mots: « manifeste d’interdépendance ». Excellent. Par contre, je n’ai pas trouvé trace, à la lecture du document, du concept de responsabilité personnelle qui me parait être le lien concret aux autres, le lien qui dépasse les bonnes intentions et qui me parait devoir être la clé des échanges réussis de l’interdépendance.
Merci à vous tous. C’est ainsi qu’une conscience collective est en train de reprendre en mains son destin.
Depuis les années 90, je tente de poursuivre la démarche de politique qualitative initiée par les utopistes du début du 19ème, en essayant de comprendre et d’intégrer les raisons des échecs successifs que cette voie a subi. Il me semble qu’un des points de cet échec tient à la trop faible place qu’ont tenu les processus de décision, du besoin pour tout groupe de prendre des décisions et de gérer des conflits ou des désaccords. La sociocratie me semble apporter un plus qui peut faire passer les bonnes intentions d’une politique qualitative que le convivialisme reprend à son compte à une réalité opérationnelle. Je vous soumets deux billets de réflexion sur ce sujet:
un sur la sociocratie:
http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2011/05/10/la-sociocratie.html
une tentative de mise en perspective historique du courant dans lequel s’inscrit le convivialisme (le choix de convivialisme me semble bien approprié):
http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2013/07/12/la-question-de-la-qualite-du-convivialisme-5120019.html
Bonjour,
pourquoi le manifeste de la gratuité n’est-il pas gratuit (en ligne, c’est simple ! )?
merci
Bonjour
Je voudrais prendre contact avec des signataires belges du manifeste en vue d’organiser sa présentation et son débat en Belgique le dimanche 13 octobre après-midi à Namur dans le cadre d’un cycle sur la société du Bien vivre organisé par le mouvement politique des objecteurs de croissance et les Amis de la Terre Belgique
Comment puis-je faire ?
Merci pour votre réponse et bonne soirée
Michèle Gilkinet
la convergence des mouvements d’idées est une première étape… Pour l’encourager, pourquoi ne pas diffuser une version numérique gratuite de ce manifeste.
j’ai procédé de cette manière avec la volonté de faciliter la diffusion des idées tout en protégeant mon livre avec une licence créativ common.
http://abecedaireduchangement.wordpress.com
Enfin, il est temps de construire les outils qui permettront à tous les « créatifs culturels » de se mettre en mouvement de manière coordonnée … et donc efficace !
Internet s’impose comme l’outil d’une révolution qui pourrait être pacifique : à quand le facebook éthique et convivial ??
Bien à vous
Vito
Bonjour,
J’ai le plaisir de vous présenter
« le Manifeste de l’économie conviviale ».
Ici le lien à la version française:
http://www.convivialitymarkets.com/manifestofr.htm
Si vous voulez signer la pètition:
http://www.change.org/fr/petizioni/le-manifeste-de-l-%C3%A9conomie-conviviale
Je reste à votre disposition pour toutes questions
Ph.Dr. Angelo Cacciola Donati
Je me retrouve complètement dans l’idée d’économie plurielle suggérée. J’essaie de la faire avancer sous le nom de Triptyque Economique…
Une réaction à votre premier petit CR de réunion sur ce passage: « C’est l’idéal moderne de l’autonomie et de la liberté qui désormais devient intenable. D’une part nous constatons que nous ne pouvons pas (plus) tout faire. Quelque chose de notre histoire nous échappe. De l’autre, et pour cette raison, nous découvrons la
dimension suicidaire de l’idéal moderne de la liberté qui a pensée celle –ci comme une transgression permanente des limites. De toute limite. Il faut au contraire penser la liberté, avec Castoriadis, comme acceptation des limites qu’on se donne. »
Une réflexion sur ce sujet de la liberté liée au progrès m’a fait découvrir que la liberté individuelle était en fait mobilisée pour défendre la liberté privée qui, elle, met bien souvent à mal … la liberté individuelle, en particulier dans les entreprises. Cette usurpation de liberté peut, par exemple, expliquer le paradoxe apparent de la très bonne compatibilité de la Chine autoritaire avec le marché dit libéral.
En conclusion, il me semble dangereux de rogner les ailes de la liberté individuelle et de l’autonomie des personnes qui me semble à la fois devoir être soutenue (au moins dans le sens des capabilities) et limitée selon le principe de subsidiarité que vous mettez en avant.
Une réflexion sur liberté individuelle et liberté privée:
http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2013/06/17/changement-de-boussole.html
Enfin l’espoir renaît que l’on puisse s’unir et faire barrière à toutes les dérives mortifères que l’on nous impose et qui nient l’humain. Enfin en vous lisant je ne me sens plus isolée et incomprise dans mes valeurs et mes aspirations. Mais la partie sera rude contre tous les tenants de pouvoir et d’intérêts divers et surtout financiers. Voyez-les faire au sujet des semences, au sujet des abeilles…on nous spolie de nos droits essentiels, nous et la nature.
Bonjour,
Et bravo pour cette magnifique initiative !
Pour ma part j’ai commandé plusieurs exemplaires de ce petit bouquin ; très léger et très pratique à lire dans les transports, il est aussi très joli, et sympa à offrir. Cependant je ne comprends pas non plus, comme beaucoup des remarques que je viens de lire ci-dessus, pourquoi le texte n’est pas téléchargeable en ligne.
Autre question : pourquoi n’y a-t-il pas plus de signataires connus, la sphère intellectuelle française est quand même beaucoup plus vaste que cela, non ? Je pense à plein de gens, mais ont-ils été sollicités ?
Une idée : pourquoi ne pas demander à Nicolas Hulot, ou à une autre personnalité de sa notoriété et de son envergure, d’être l’infatigable promoteur de ce texte ? Je suis sûre qu’il serait partant.
Ne faudrait-il pas qu’il y ait ainsi un correspondant médiatique dans chaque pays ?
Bonjour ,
je découvre avec plaisir votre manifeste -
J ‘ y vois avec plaisir que vous y abordez des questions basiques ,peut-être un peu comme tenta de le faire la déclaration des droits de l ‘ homme - Vous tentez d ‘ aller + loin , tant mieux - Il faut peut-être aller encore + loin -
Par exemple , si la dimension que vous appelez morale est (peut-être) nécessaire , elle n ‘ est pas suffisante : ce qui crée le lien humain n ‘ est pas de cet ordre ; il est de la dimension du partage , qui est par essence gratuit , un don : car il faut nommer les choses comme elles doivent l ‘ être -
Dès lors qu ‘ on met en doute les limites de la morale pour envisager réellement l ‘ épanouissement humain , individuel et collectif , on peut envisager ainsi qu ‘ un salaire minimum soit insatisfaisant tant pour l ‘ épanouissement aussi bien individuel que collectif -
De la m^me manière vous envisagez l ‘ épanouissement collectif comme essentiel à l ‘ individu , certes , néanmoins il existe une dimension purement individuelle et qui ne peut que suivre ce chemin - Contradiction qui ne peut être qu ‘ apparente , qu ‘ il faut apprendre à équilibrer - vous l ‘ évoquez en forme de croyances ( religions ? ), peut-être n ‘ est-ce là qu ‘ une part de mystère ( qui n ‘ implique pas forcément une croyance religieuse ) -
Cordialement -
Un grand merci pour cette initiative qui rejoint tout à fait les réflexions et propositions que nous détaillons dans notre ouvrage « Un Projet de Décroissance ».
Pour aller plus loin : http://www.projet-decroissance.net
« Pourquoi ce livre ?
Les notions de revenu inconditionnel d’existence, de revenu maximum acceptable, d’extension des sphères de la gratuité, de renchérissement du mésusage, de monnaies locales, de relocalisation ouverte, de transition, mais aussi les questions de stratégies politiques et d’organisation du mouvement ont été, ces dernières années, au centre des discussions et des débats au sein des composantes du mouvement de la Décroissance.
Depuis quelques mois, certaines thématiques ont été approfondies, notamment sur la politique à adopter face à la dette ou à la création monétaire, sur l’après-pétrole, sur la façon de sortir du capitalisme et du productivisme ou encore sur la manière de repolitiser la société.
Ces discussions ont abouti, pour une grande partie d’Objectrices et d’Objecteurs de croissance (OC), à la Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) couplée à un Revenu Maximum Acceptable (RMA), devenus un chapeau de mesures économiques et sociales susceptibles d’enclencher des cercles vertueux pour tendre vers une Décroissance soutenable, sereine et conviviale.
À travers ce manifeste, nous souhaitons ouvrir un débat constructif, afi n que ce projet de transition soit discuté, expérimenté et adapté ici et là de manière progressive.
Sans être pour autant un outil clef en main, cette DIA est un levier pour sortir de l’impasse dans laquelle nous amène toujours plus vite la société de croissance.
Ce manifeste s’inscrit également dans notre stratégie de convergence des gauches anticapitalistes vers l’antiproductivisme et dans la volonté de continuer ce travail de réflexion et de débat initié depuis quelques années en France, mais aussi partout dans le monde. »
Pourquoi pas un badge pour les « convivialistes » ?
Les jeunes sont concernés par la démarche du Manifeste alors mettez les dans le coup : des étudiants d’écoles d’art, de design, de classes préparatoires aux arts plastiques … auront des idées.
Bonjour,
Les vacances sont propices pour lire attentivement ce manifeste…
Tout d’abord je trouve cette initiative très intéressante et je considère comme un exploit d’avoir réussi à obtenir la collaboration de tant de personnalités Bravo!
Si comme d’autres, le terme « convivialisme » ne m’enthousiasme guère, et peut prêter à des interprétations n’allant pas forcément dans le sens profond que vous lui donnez, ce n’est pas bien grave.
Oui, sans tomber dans le pessimisme ambiant, parfois exagéré à mon point de vue, il n’en demeure pas moins que nous vivons actuellement (depuis déjà plusieurs années, bien avant la crise économico-financière), une période certainement critique pour l’ensemble de l’humanité.
Et cela dans tous les domaines.
Ancien cadre dirigeant d’entreprise, mais également ancien responsable d’une ONG humanitaire pour le développement, et observateur attentif de l’économie mondiale et de la géopolitique, il y a déjà bien des années que je considère que l’humanité entière est au début d’une véritable révolution au niveau mondial, sans que la grande majorité des habitants de notre planète s’en rende compte, mais engendrant un peu partout dans le Monde quantités d’interrogations, de peurs en tous genres.
Comme il est mentionné dans le manifeste, ces interrogations, ces défis concernent de nombreux domaines dont entre autres ceux que vous citez: le réchauffement climatique, la raréfaction des ressources énergétiques, le développement régulier depuis des dizaines d’années du chômage, l’augmentation insensée des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, le système économique complètement débridé, entrainant avec lui la spéculation financière à outrance, l’incapacité de quasiment tous les hommes politiques à travers le Monde de prendre réellement la mesure des défis mondiaux et de préconiser de vraies mesures valables à long terme, la perte de repères ayant existé durant pratiquement des siècles dans nos sociétés, faisant que de très nombreux individus se sentent perdus et ne savent plus très bien vers qui se tourner pour conserver une espérance dans l’avenir de l’humanité, etc.
Cependant, ainsi que le manifeste le décrit, je crois aussi que les promesses du présent sont importantes de par le niveau des capacités techniques existant, autant que par le potentiel que nous réserve l’esprit d’initiative de bien ces hommes et femmes, dont d’ailleurs le manifeste en est la preuve.
C’est ainsi que je partage assez votre point de vue exprimé dans le chapitre II au sujet des quatre questions de base que sont:
La question morale,
la question politique
la question écologique,
la question économique,
Mais également comme il est suggéré:
la question spirituelle.
Pour ce qui est de la question « morale », personnellement je considère que la priorité doit consister dans un engagement de la part de tous, envers la notion de « solidarité ».
Cette solidarité devrait passer entre autres, notamment aux niveaux politiques les plus élevés, par la prise de conscience de la nécessité d’une diminution des intérêts dits « nationaux », au profit d’un intérêt multinational. Ceci est vrai dans tous les domaines cités plus haut. (je ne citerai que deux exemples parmi d’autres: celui du réchauffement climatique, ainsi que celui de la construction de l’Europe).
Pour les questions politiques et économiques, nous ne pouvons pas vraiment les séparer tant il est vrai que la question économique devrait dépendre toujours de décisions politiques, même si ce n’est plus le cas aujourd’hui. En effet, il y a encore quelques dizaines d’années, c’était le « Politique » qui, était maître du jeu; puis progressivement « l’Economique » a pris le pas sur le politique, mais actuellement l’Economique a perdu son influence au profit du « Financier » et du spéculatif, entrainant avec eux les dérèglements les plus sauvages et les plus dangereux.
A ce sujet, je soumets volontiers l’idée d’instaurer un RMI et un RMA, à la place du SMIC actuellement chez nous.
RMI: Revenu Minimum Indispensable.
RMA: Revenu Maximum Autorisé
En effet, la notion de salaires est aujourd’hui complètement dépassée, tant par les différentes mesures d’aides complémentaires pouvant exister vis à vis des bas salaires, laissant pour autant tellement de familles dans la pauvreté et l’exclusion.
Quant aux ressources des plus riches, même si parfois certains salaires sont scandaleux, il y a pour eux tellement d’autres sources de ressources, qu’il m’apparaît évident que tous les éléments financiers doivent être pris en compte pour une « juste » répartition des revenus.
Au sujet de la question « écologique », quitte à encourir les foudres de certains, j’aurais aimé que tout ce qui touche à l’écologie ne soit pas confondue avec l’existence d’un parti politique. L’importance de ce sujet et de sa crédibilité devrait pouvoir faire un large consensus, sans que cela devienne l’apanage de « politiciens ». C’est du moins ma profonde conviction, tellement on voit combien un parti politique avec l’étiquette « écologique » est obligé d’avaler de nombreuse et grosses couleuvres, quand il est intégré à quelque gouvernement que ce soit…
Pour la question « spirituelle », il serai temps que les différentes religions, toutes respectables par ailleurs, prennent véritablement conscience de la nécessité absolue d’un dialogue en vérité entre les unes et les autres. Elles peuvent en effet contribuer largement à la Paix dans le Monde, si les plus hauts responsables en sont eux-mêmes convaincus, à la condition de rejeter les différent extrémismes de chacune d’entre elles (à titre strictement personnel je crois que le pape François va plutôt dans la bonne direction).
J’aurais encore bien d’autres réflexions à apporter, mais je terminerai simplement par dire combien la publication de ce manifeste m’apparaît importante, à condition toutefois qu’une suite concrète, quelle qu’elle soit, puisse voir le jour.
Enfin, tout en étant bien conscient de l’importance, voire de la gravité des défis auxquels l’ensemble de l’humanité se doit de faire face, comme jamais auparavant, je considère que si notre époque est véritablement dramatique pour une grande partie de l’humanité, elle est en même temps passionnante de par les réflexions que nous nous devons d’avoir, pour envisager un avenir meilleur pour tous et non pas pour seulement quelques privilégiés qui s’accaparent indûment de richesses scandaleuses.
Quoiqu’il en soit je demeure confiant dans l’HOMME.
Avec mes remerciements.
Michel Renault
Bonjour,
J’ai lu le manifeste convivialiste que j’ai trouvé très intéressant, et je me suis pas mal retrouvé dans les idées abordées.
J’ai juste été assez déçu de ne pas y voir la mention Creative Commons. Vous précisez dans l’introduction que les idées n’appartiennent à personne, que vous voulez les étendre de la manière la plus large et en plus vous abordez les phénomènes Internet de culture libre comme GNU/Linux ou Wikipédia.
Mettre votre ouvrage sous licence Creative Commons serait donc plus en adéquation avec vos propos, selon moi. Qu’en pensez-vous ?
Plus d’informations ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licences_Creative_Commons
Comme j’aime l’esprit de synthèse, je préfère Elysée Reclus : « L’espèce humaine est la nature prenant conscience d’elle-même » et Murray Bookchin au XXè siècle qui postule que la crise écologique et la crise sociale ne sont pas deux choses distinctes mais qu’elles sont toutes deux le même produit d’une évolution historique des structures de domination.
Or dans votre manifeste, vous ne semblez pas comprendre que tous les problèmes de l’espèce humaine viennent du fait que les individus créent des structures de domination les uns sur les autres et que dès lors, cela ne peut qu’entrainer des comportements similaires sur la nature, la dégrader, jusqu’à la faire mourrir, puis au final, mourrir soi-même.
Reclus et Bookchin, donc pour un meilleur texte, plus court, plus percutant.
Enfin, dans ce manifeste, il n’y a aucune allusion à l’immense énergie qui a déferlé à Notre-Dame-Des-Landes le 16 novembre 2012. Pour quelqu’un qui l’a ressentie, cette énergie collective qui possède la force de botter le cul à Vinci+Ayrault, c’est une élmination directe : je signe pas !
Je trouve un peu dommage que vous ne parliez pas de l’éducation qui est une base de nos société et qui mérite certainement une réforme en profondeur avec redistribution des rôles et pour moi la grande question est: « somme nous éduqué pour former un être humain bien dans sa peau ou éduquer un être pour le faire entrer dans une société » pour ma part je pense que nous ne pouvons pas créer une société stable sans un être humain sain sinon j’apprécie beaucoup l’initiative de ce manifeste et l’utilisation d’internet pour sa diffusion. Internet qui peut être la meilleur comme la pire des choses. Nous sommes des êtres d’extrême. J’ai l’impression que nous ne pouvons trouver notre équilibre. Peut être entrerons nous un jour dans notre age de raison
Simple recueil de bons sentiments, ce manifeste se présente comme le « plus grand dénominateur commun des pensées alternatives ». L’occasion d’une critique de ce fonds commun « alternatif » et stérile:
http://blogs.mediapart.fr/blog/romain-kroes/090913/crise-de-la-pensee
DU MANIFESTE CONVIVIALISTE AU MOUVEMENT CONVIVIALISTE
Le « Manifeste avance une problématique générale, des principes, des objectifs (depuis l’échelon local jusqu’à l’échelle mondiale) mais ne définit aucun moyen pour « concrétiser » cet ensemble. Ou plus exactement il en évoque un, une Assemblée Mondiale, dont Internet serait sans doute le support.
Outre le fait qu’on peut s’interroger sur les fonctions réellement démocratiques d’Internet, autres que formelles, le saut direct à l’échelle mondiale pose question. Même si on est d’accord avec les participants tels que présentis comme membres potentiels de cette Assemblé Mondiale, comment faire pour que, plus largement, les citoyens et notamment ceux pour qui la ploitique est discréditée, et pas uniquement les experts ou les institutions puissent participer de cette mise en place ?
Le nombre de signatures de soutien (+ de 800 à ce jour) montre que quelque chose est en train de se mettre en place devant laquelle les 40 premiers signataires ne peuvent rester inertes. En avançant une théorie d’ensemble, holiste, qui fasse se répondre les registres éthiques, politiques, économiques et écologiques du politique, les rédacteurs du Manifeste ont manifestement répondu à une attente larvée qui les dépasse et qui attend la suite. Le travail ne fait que commencer. S’il devait s’arrêter là, le Manifeste resterait un vœu pieux ne pouvant se réclamer du politique, rejoignant hélas nombre d’autres qui, par manque de traduction ultérieure dans des faits, sont restés lettres mortes . Les idées qu’il avance représentent une « philosophie implicite commune » à plusieurs acteurs et courants de pensée.Au plan de la politique, certaines existent dans des courants (minoritaires) au P.S. , chez E.E.L.V. , et peut-être même ailleurs encore. Mais cette philosophie commune implicite est morcelée par sa dispersion dans les organisations où on en retrouve les éléments . Elle y est gelée quand ce n’est pas détruite par d’autres idées, d’autres pratiques bien souvent dérivées de la nécessaire conquête et accaparation du pouvoir. Le Manifeste et son succès peuvent être aussi considérés comme une réponse à la crise du politique et de ses appareils.
Pour le dire autrement, pour se réclamer du politique, ce registre qui inclut la politique mais ne s’y soumet pas, le Manifeste convivialiste ne doit-il pas s’organiser de façon totalement autonome, non seulement par les idées avancées mais aussi par sa volonté de s’essayer à l’exercice politique, en assurant la formalisation de ce qui est en train d’émerger : un mouvement.
Dans cette hypothèse, de quelles marges de manœuvre dispose-t-il et à quels obstacles peut-t-il se heurter ?
Il ne peut se réclamer d’un statut d’organisation politique, parce que certains de ses signataires (auteurs ou soutiens) sont sans doute déjà « encartés », ou bien ont des rapports assez étroits avec des partis existants, ou même refusent tout engagement politique organisationnel « classique ».
Il ne peut partir à l’assaut d’une organisation politique existant au motif qu’elle paraîtrait proche d’une partie significative des thèses avancées car il intègrerait le passé – souvent conflictuel voire bureaucratique de celle-ci – et s’épuiserait dans les luttes de pouvoir qui viendraient se surajouter. L’échec des tentatives trotskystes d’entrisme les uns au PS, les autres au PC est suffisamment convaincant pour ne pas s’y essayer.
Il pourrait alors tenter de « cartelliser » des organisations de la société civile – notamment appartenant au monde associatif – porteuses chacune de morceaux de cette philosophie commune. Mais il est à craindre que les réflexes d’identité associationniste (surtout pour les plus importantes), de préséance en fonction de la taille des unes et des autres, sans compter les difficiles négociations pour éviter que trop de places acquises ne soient remises en cause, auraient du mal à favoriser une dynamique à la hauteur de la philosophie commune que dessine la Manifeste.
Alors par où passer ?
Une question préalable est à trancher. Même si les signataires de départ appartiennent à différents pays, l’hypothèse d’une Assemblée Mondiale dont la mise en place serait le préalable à toute autre initiative serait une erreur au nom même de l’esprit démocratique du Manifeste (c.f. plus haut). Et pourtant la perspective à plus long terme doit être retenue dès le départ.
Une tentative de convergences de type fédéraliste associant les citoyens à la progression de la réflexion et de l’action semble préférable. Ce « fédéralisme » pourrait d’ailleurs être mené au niveau de chaque pays et progressivement s’élargir à l’ensemble de la planète A l’échelle de la seule France, les propositions qui suivent relèvent d’une telle perspective.
-1 - Le Manifeste convivialiste constitue le cadre de pensée et de référence politiques du « Mouvement Convivialiste ». Les rédacteurs du Manifeste en sont les chevilles ouvrières.
-2 – Le Mouvement Convivialiste s’organise en France à tous les échelons de la société à partir de celles et ceux qui se reconnaissent dans le Manifeste.
-3 –Les « convivialistes », au-delà de leurs éventuels engagements militants se caractérisent par leur volonté de traduire ensemble dans une pratique commune la problématique, les valeurs, les objectifs constitutifs du Manifeste Convivialiste.
- 4 – Le Mouvement Convivialiste accepte que son travail pratique soit prolongé, approfondi, élargi par d’autres que lui, sous réserve qu’il ne s’agisse pas d’une simple récupération opportuniste destinée à détourner voire enterrer ce dont il est porteur.
- 5 – Les rédacteurs du Manifeste ont en charge, à partir des réalisations des convivialistes, d’impulser l’élucidation théorique des points d’achoppement révélés par le développement des travaux du Mouvement Convivialiste. Ils ne jouent pas pour autant un rôle similaire à celui d’une direction politique tel que les partis la conçoivent. Collectif d’intellectuels à l’initiative du Manifeste, ils décident d’œuvrer à la construction d’un « intellectuel collectif ». en appui sur et intégrant les travaux théoriques et pratiques de tous les convivialistes. Leur participation à ces travaux, pratiques comme théoriques sera la bienvenue et même indispensable.
- 6 – Dans le cadre de cette construction progressive d’un intellectuel collectif, les convivialistes dans leur totalité se reconnaissent le droit et plus encore le devoir de participer à l ‘avancée théorique de tout le Mouvement. Cet aller-retour dialectique entre la pratique et la théorie pourrait permettre l’apparition d’un « intellectuel organique », forme nouvelle d’organisation et d’intervention politiques.
- 7 – Détenteurs de la connaissance de l’ensemble des contacts assurés ou potentiels (signataires et institutions proches), les rédacteurs élaborent une proposition de lancement du Mouvement à partir de « comités / cercles / groupes convivialistes », dont le territoire d’intervention peut aller, selon la taille des espaces efficaces, de la ville au département.
L’ensemble de ces propositions correspond peut-être à des possibilités de prise en compte et de réalisation ailleurs qu’en France.
Jean-Louis CARDI.
(en réponse à matelo,et en le remerciant comme les autres)
Vous dite dans une partie de votre commentaire:
« Elle n’est pas de bâtir sur un sol aplani et déminé de toute tension, c’est juste, ni de construire un mécanisme de résolution des tensions nécessaires, c’est pourtant vrai, mais de débloquer les contentions qui nous emprisonnent aujourd’hui en en ERADIQUANT les causes. »
-Si c’était facile on ne serait pas venu ici vous et moi….
« L’individu ne se développe que parce qu’il a en lui une part de commun, et une part du commun. Le collectif n’existe pas en-dehors de lui, c’est ce qui le rend sociable. S’il existe en-dehors de lui, s’il lui devient étranger, nous allons vers l’asservissement. Mais en retour le commun est une dimension fondamentale de l’individu. Développer l’individuation c’est développer le collectif. Développer le personnel, c’est développer le coopérationnel. Et dire ceci n’est pas soutenir une vision réformatrice de l’homme en un type d’homme nouveau. C’est au contraire revenir après les délires individualistes aux vieux fondements de toutes les cultures communes, celles des associations de femmes et d’hommes ou chacun est un soutien de l’autre et un pilier solidaire de l’édifice commun. Le respect de l’individu, fondateur du droit, s’était abâtardi en magnification de la solitude personnelle. Il faut en rappeler au-delà des droits à l’égalité l’aspect singulier à chacun, cet aspect irréductiblement particulier qui fonde les complémentarités créatrices du commun. »
-Que faite vous de la responsabilité personnelle(pas que de la votre),comment peut elle s’imposer et être imposé?;Et des désirs et fantasmes PERSONNEL qu’on parfois des gens très bien,très sociable…..
« L’analyse des causes est à partager : nous sommes d’accord qu’elles remontent à l’esprit économique trop partagé de croissance pour la croissance. Mais l’analyse de leurs CONSEQUENCES est aussi à mûrir : IL Y A VIOLENCE DE FAIT, IL Y A VOIE DE FAIT. Et trouver la voie de sortie de la violence qui nous est faite établit une contre-violence. Non pas forcément une violence contre la violence, ni une riposte anti-violente, mais une faculté de résistance qui crée ces alternatives que le manifeste cherche à conjuguer en en explorant les racines communes. Et cette résistance est plus qu’une confrontation entre elles, elle est aussi un affrontement aux tenants des dynamiques mortifères. »
-Vous dite dans un passage de votre texte ci dessus: » Mais l’analyse de leurs CONSEQUENCES est aussi à mûrir : IL Y A VIOLENCE DE FAIT, IL Y A VOIE DE FAIT. Et trouver la voie de sortie de la violence qui nous est faite établit une contre-violence. Non pas forcément une violence contre la violence, ni une riposte anti-violente, mais une faculté de résistance….. ».
-Mais cela n’explique pas même en gros,des propositions concrète ou des engagement de chair(physique)qui emmèneraient un commencement de dynamique vers le but escompté.
La « patte » humaine,la présence réelle lors des commencements de transformation nécessaire où est elle?(et non pas que des manière obscure,ou que verbale,philosophique et théorique);Que devrions nous faire alors de la liberté d’expression de tous dans les faits?(et sans y opposer le bien commun là,de manière malhonnête);Parlerions nous encore ou pas de la reconnaissance du travail accompli,du courage,de l’engagement plus que verbal(surtout plus qu’à l’écrit,ou de manière magique en ne faisant des loi,loin des réalités et des vérités…Législateur qui deviendraient alors,plus des envouteurs de l’obligation à l’action ou l’engagement véritable de chacun)engagements verbals non concret, qui entraineraient alors ,tout comme dans l’économie de marché(mais de manière plus vile)du clientélisme politique(entre autre),même sois disant « humaniste » sous leur différente forme,ou pire des manipulation de masse…car attitude et proposition quasi magique ,qui remplaceraient l’effort de la responsabilité(la preuve de sa dignité ou honneur personnelle dans les fait ,et pour ou par rapport au autre,plus qu’à une idéologie ou par ambition de de reconnaissance par un SYSTEME pour ces avantages et/ou sa gloire qu’il procure).
-Dire: »leurs CONSEQUENCES est aussi à mûrir : IL Y A VIOLENCE DE FAIT, IL Y A VOIE DE FAIT »….,C’est pardonnez moi,plus s’attribuer une position personnelle de juge(ou victime)sans s’en rendre conte peut être;Sans en tout cas,indiquer les causes et les remèdes concrets à y apporter pour une nouvelle et un commencement de dynamique;Et sans commencer sois,maintenant,à essayer de l’appliquer concrètement aux plus proche de sois.
Quand vous dite(vous voyez ,j’emploie le verbe dire,et pas écrire….pour indiquer le besoin concret d’engagement physique): »Non pas forcément une violence contre la violence, ni une riposte anti-violente, mais une faculté de RÉSISTANCE…..ect »……Là vous ne faite toujours pas preuve d’engagement(à la limite vous voulez engager les autres;Ou faire engager les autres pour être le plus nombreux possible….Mais pour Quoi ???;A part pour les engager sur le sujet de la violence que vous parliez juste avant!?….c’est juste une question…);La RESISTANCE à quoi,à qui….??
Pour moi c’est d’abord résister au noyautage par des intérêts personnels; Intérêts personnels déguisés,parfois en parti,idéologie,religions,mégalomanie et bien commun seulement exprimer par un système et ces adhérents les plus directement intéressé ou ambitieux(comme,de même une des principale fonction et revenu d’une mafia,c’est de « garantir » ou pas la sécurité des personne,au delà du droit universel,PAR LA VIOLENCE,une vrai là).
Par exemple,un pays où les jeunes (ainsi que leurs parents),auraient comme ambitions première de devenir fonctionnaire(travailleurs pour le BIEN COMMUN),sans mettre sur la table leurs patrimoine(ou celui de leurs parents,qui est non nécessaire à leurs subsistance propre),ou sans remettre en cause leur facilité à l’enrichissement bancaire que leur procurera leurs statut(facilité d’investissement par le crédit bancaire)Montrerait que l’ambition égoïste intrinsèque qu’aurait l’homme,ne serait plus de fait,représenté par les ambitions PERSONNELLES qui se trouveraient dans le milieu capitaliste auparavant;Mais que dorénavant,le système lui même(sans l’avoir voulu peut être)est la principale ambition égoïste et peut être égocentrique des hommes(qu’ils voudront alors imposer aussi comme dans le système capitaliste;Mais là,avec d’autre moyens bien plus puissant…);Qui c’étaient pourtant engagé à « servir par choix,de toute leurs forces » les autres(même si ce système et ces membres les plus directement concerné,se donnent une image inverse de ce qu’il est devenu;C’est à dire représenter d’abord,LE BIEN COMMUN sous diverse forme;Le passé la déjà prouvé).
D’ailleurs dans ce cas,dans les élections,on pourrait alors même douter des véritables intentions,ambitions et engagement de ceux qui voudraient représenter ce système…et de ceux qui y travaille….
Résister à la facilité…facilité souvent ,ou qui risque d’être proposer comme alternative,par des prestidigitateurs politique(surtout en réseau,et non en droit);Politique (je parle des prestidigitateurs)qui d’ailleurs ,au lieu de faire ce qu’ils ont à faire…finissent toujours à penser que leur idéologie est supérieure au droit…..au lieu d’avoir eu le courage de faire ce qu’il avait à faire,même si c’est difficile quand ils ont eu le pouvoir de manière démocratique….(il peut y avoir aussi des sectaires ambitieux,et des faux anges apparemment supérieurement humain dans des systèmes non religieux,mais « humaniste » dans le titre).
Enfin,résister un tant sois peu sois même à tout cela….Mais en plus ,à beaucoup d’autres choses…..:Les excuses que l’ont se donne gratuitement éhontément à sois même quand on a tort;Le non respect de ces engagement PERSONNEL;La politisation de tout(ou l’instrumentalisation PERSONNELLE de la politique),là où elle n’a pas lieu d’être pour se défausser par infantilisme et lâcheté(quand on a pas pu,ou voulu régler ces problème avec ces proche CORRECTEMENT par exemple;Politique bouc émissaire…);Contre le choix de prendre la responsabilité de constituer une famille à la légère(grâce à la complicité plus ou moins consenti peut être des aides officielle d’un système);Contre la possibilité de voir en l’autre son propre plaisir ,au lieu de vouloir partager avec lui….et pas que son pognon,ou avant tout de vouloir partager son pognon(prostitution pour sois;ou pour les gloires d’un système,d’une idéologie ou d’une religion);…ect ect …..
Je ne crois pas que résister soit un but en sois comme l’ont prétendu certain bizarrement(contre un système,les autres,une religions….);Mais résister contre le fait de n’avoir pas envie de faire ce que l’on doit (pourquoi pas oui alors,résistons personnellement et avec d’autre,contre des systèmes,des gens,des religions…qui pratique des délies,le mensonge,la tromperie et diverses corruptions…) ;Et contre sois même et ces passion égoïste ou égocentrique,oui,cela il le faudra toujours…
j’aimerai acheter le livre, mais pas via internet,
puis-je le commander ?
Bonjour,
Le seul moyen, outre d’acheter le livre en librairie, est de le commander sur le site convivialiste : http://lesconvivialistes.fr/?page_id=54
Le livre vous sera envoyé à domicile.
Bien à vous
Je signe comme beaucoup de nombreux appels d’indignés ou de révoltés face à certaines injustice ou excès de ce monde et tutti quanti. Depuis longtemps je trouve qu’il manque de liens entre toutes ces indignations, toutes ces micro-luttes ou luttes partielles, même si chacune d’elles est honorable. Le manifeste vient nommer cela en proposant de relier toutes ces tentatives dans une démarches réflexive et active qui nécessairement passera par des conflits, des querelles et bien d’autres égarements. Se proposer d’essayer quand même la construction de ce lien, d’ouvrir l’espace de débat et d’action en s’appuyant sur une base commune (les 4 points et d’autres qui viendront peut-être si ajouter)me convient tout à fait. Je suis partant d’autant plus que je ressens ce besoin de sortir d’une immobilité relative face à des enjeux qui me dépassent souvent et me laisse dans l’impuissance. Comment avancer à partir de là ? à suivre.
Je partage les idées exprimées dans le Manifeste, que je viens de signer, mais suis étonné qu’il ne présente pas la DEMOCRATIE comme seul régime politique qui permette d’en atteindre les objectifs. Bien évidemment, j’entends par là une autre démocratie que la « démocratie » parlementaire telle qu’on la connait.
Dans la théorie de la démocratie que j’ai développée dans mon essai : « DEMOCRATIE, le nom volé d’une idée violée » (support du site http://www.la-democratie.fr),je pense avoir démontré clairement, en prolongeant les idées de Dahl et Foucault sur la nature du pouvoir, que cette composante (« kratos »)englobe tout ce que vous regroupez sous le terme de puissance, dans le Manifeste.
Remarque complémentaire: puissance et pouvoir ayant une seule traduction en anglais (power) et pouvoir supportant mieux l’usage du pluriel (les pouvoirs de gouvernement), la possibilité (pouvoir de manger, de travailler, d’avoir un toit, etc.) qui sont des pouvoirs de vivre et que le verbe pouvoir peut exprimer, le terme me paraît largement préférable.
je viens de signer l’appel, avec joie !
Je suggère que les signataires de cet appel saisissent l’occasion des élections municipales, dans qq mois, pour continuer de faire avancer la réflexion et nourrir l’action. Sans vouloir faire de « localisme », il me semble que l’échelle de la commune et/ou de l’intercommunalité est très pertinente: elle permet, entre autre, de pleinement jouer sur la proximité pour développer l’implication citoyenne… Nous sommes qq uns sur le ruthénois (autour de Rodez) à se lancer dans l’aventure (http://www.monrodez.org) !
En lisant le manifeste, et après l’avoir signé, je pense qu’il faudrait aussi mettre en avant le concept « d’amicalité » qu’Aristote avait développé dans l’Ethique à Nicomaque (Livre IX). L’amicalité s’entend comme le rapport positif entre les hommes et les femmes qui se fonde sur une communauté, mais aussi entre toutes choses vivantes, dont la nature. Ce concept est donc riche de sens. Il se rapporte aussi au concept de « philia » (Homère) et de « koinônia » - la communauté. Cette philia et cette amicalité reposent aussi la question de l’intimité du lien de soi à soi, largement reprise par Lacan.
Pour conclure ce rapide commentaire, une citation de Bacon : « On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant ».
Bien à vous
Je n’ai pu me rendre à la soirée organisée, j’ai voulu la visionner mais malheureusement ce n’était pas possible. Je lis et relis le manifeste avec beaucoup de plaisir, j’en ai parlé autour de moi depuis un moment. J’y retrouve des pensées qui ont compté et continuent de le faire, celle du don développée notamment à travers la revue du MAUSS (et particulièrement Alain Caillé), la pensée d’Edgar Morin ou encore Cornelius Castoriadis. Beaucoup d’idées et tout particulièrement celle d’égale liberté. La pensée de l’éducation mériterait certainement d’être développée.
Merci pour cet ouvrage et les perspectives qu’elles ouvrent.
Bien à vous,
Vincent Pichon.
J’ai été très intéressé par le manifeste convivialiste. Il pose beaucoup de bonnes questions.Par contre comment traduire celà concrètement dans les faits, l’enfer étant dans les détails? Par exemple je suis très déçu (si les mots ont un sens) d’une des rares solutions concrètes proposées à la fin au sujet des difficultés actuelles de l’Union Européenne(survenues après de grandes réussites depuis le traité de Rome qu’on ne saurait gommer d’un trait de plume):revenir à une « souveraineté monétaire », politique, sociale. Certes beaucoup regrettent que l’intégration économique et monétaire n’a pas été accompagnée d’une intégration économique et sociale .Outre le fait que beaucoup de nos dirigeants en sont conscients ,la crise peut être une opportunité pour rééquilibrer les choses.Plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues il vaudrait mieux faire pression pour qu’ils redressent la barre! Car comment nos petites nations pourraient-elles porter remède aux maux que vous dénoncez? En outre je suis surpris que telle ou telle personnalité ait signé pour une telle proposition Au sujet de la situation actuelle j’ai entendu de mes oreilles(il y a quelques mois) l’une de ces personnes se féliciter des derniers mécanismes financiers mis au point dans la zone euro qui étaient
une rélle avancée de solidarité. Ce qu’il craignait par contre,
c’est un refus de solidarité de la part de nos peuples, vu la démagogie facile sur le dos du bouc émissaire qu’est depuis trop de temps l’U E. J’ai donc des doutes sur l’efficacité de votre manifeste . Mais je ne désespère pas que votre »copie » soit revue. Un citoyen : D.Verrey
J’ajoute à mon commentaire précédent au sujet de l’Union Européenne des précisions.Autant je suis en désaccord avec cette idée de souveraineté autant je suis pour le principe de « subsidiarité »: tout ce qui peut se décider à la base , non seulement peut l’être mais doit l’être. Celà suppose qu’à l’inverse ce qui ne peut être règlé valablement à la base doit l’être à un niveau supérieur (ex: les paradis fiscaux, les gaz à effet de serre, l’harmonie fiscale et sociale etc) D V
Je suis artisan du bâtiment en montagne ( une montagne qui vit et travaille, pas une cour de récréation pour urbain stressé…). Ici, le quotidien est encore largement fait de solidarités et le travail local génère naturellement du lien social. Agriculteurs, commerçants, artisans, employés des services publics ou salariés des entreprises de la filière bois, nous nous connaissons. Nos voisins sont nos clients, nos fournisseurs ou nos employeurs. Nous travaillons pour nos voisins et quand nous embauchons, ce sont les enfants de nos voisins. Beaucoup d’entre nous travaillent avec leurs mains, et c’est peut-être ce qui permet d’échapper aux fantasmes et aux utopies stériles. La responsabilité sociale va de pair avec la responsabilité environnementale. Pas de tags ni de dépots sauvages ici. La fête des paysans et des artisans permet de se retrouver et de rencontrer les nouveaux… mais si, il y en a. Ce n’est peut-être pas le paradis sur terre, mais quand j’entends les plus jeunes dire qu’ils n’ont pas envie de vivre en ville, même pas d’aller faire du shopping le samedi, je me dis que c’est pas si mal. On pourrait peut-être commencer par aider le développement local et tenter de désindustrialiser le quotidien. Dans les domaines du logement, du mobilier, de l’alimentation, de l’habillement… il y a des quantités de petites entreprises qui montrent que les productions locales peuvent gagner la préférence des clients en intégrant un savoir-faire. A Albi, où je suis allé suivre une formation, un compagnon plâtrier m’expliquait qu’il était même concurrentiel au placoplâtre avec du traditionnel briques creuses et enduit plâtre sur tous les chantiers d’accès facile, et qu’il était débordé de travail. Moi je réalise des peintures naturelles que je produits moi-même, des enduits intérieurs chaux et sable, et des meubles sur-mesure en sapin. Peu d’achats extérieurs, pas d’intermédiaires, peu de charges et un revenu modeste… mais des prix abordables pour tous et une vraie qualité de vie au travail comme à la maison. La réduction du temps de travail, ça ne nous parle pas trop. Ici c’est facile de bien manger. Les légumes de producteurs au fil des saisons, la viande et les fromages de pays. Pas souvent de saumon du Pacifique ou d’ananas des tropiques mais ça ne manque pas vraiment. Ici on se parle aussi : de la météo, des enfants, du travail, et souvent pour se donner des nouvelles des uns ou des autres. Pardonnez-moi si tout ça est un peu en vrac, mais j’ai parfois l’impression que nous n’existons pas pour les universitaires, sociologues, philosophes…
Il est de notre Devoir d’Être Humain Responsable de mettre en place, de façon urgente et opiniâtre, tous les Moyens légaux indispensables à une Prise de Conscience, la plus large possible, de la Responsabilité de Chacun d’entre-nous dans l’Amélioration de notre Monde, dans la Justice et le Respect des Valeurs Morales.
Notre Premier Devoir est le Respect de la Nature, de notre Planète et des Systèmes qui l’entourent, ainsi que des Êtres qui y vivent.
Une de nos tâches prioritaires est de Lutter contre ceux qui ne s’acquittent pas de ce Devoir, et notamment contre toute forme d’Injustice et toute Souffrance évitable.
Aucune Tolérance ne peut être de mise à cet égard !
Tous les Êtres Vivants confondus peuvent être exposés à l’Injustice et à la Souffrance, et doivent par conséquent bénéficier de protections suffisantes, sans privilégier aucune Espèce.
Beaucoup de progrès restent à faire concernant la Protection des Êtres Humains, mais beaucoup plus encore concernant les Animaux et les Plantes, victimes, de façon scandaleusement banalisée, de Cruauté ou d’Inconscience de la part de certains Hommes.
Si les Êtres Humains dignes de ce nom ne se mobilisent pas pour leur porter secours, à eux aussi, alors nous laisserons régner une injustice intolérable et indigne de notre Condition.
A minima, le moyen le plus simple, rapide et efficace de participer à cette Amélioration de notre Monde, c’est d’aider les Associations qui font régulièrement preuve d’efficacité dans ce domaine, et de voter pour ceux qui s’engagent le mieux dans cette Direction.
Bravo pour votre Travail…j’adhère bien sûr !
Qu’est ce qui fait société, c’est à mon sens la question à laquelle tente de répondre ce travail collectif. J’avoue que je n’ai pas pris le temps de lire les 48 commentaires qui précèdent le mien, vous m’en voyez désolé. Ceci étant, je veux dire, que demain je fais une intervention sur les bienfaits de la mise en œuvre de procédures de médiation. Et à ce propos, je vais utiliser ce travail collectif initié par René Caillé, pour faire prendre conscience à mon auditoire, qu’une médiation, quel qu’en soit l’enjeu suppose que l’on débouche sur une situation d’équilibre au sein d’un territoire donné, celui dans le quel, peu importe l’échelle, se situe le différent initial. Faute d’un projet commun, « point de fuite collectif » au sens de la perspective d’un tableau, on ne peut utilement recourir à une démarche de médiation. En fait, ce qui fait société doit être considéré, construit, défendu par les « sociétaires »…Je suis certain de l’utilité essentielle de ce travail et je vous en félicite. Bonne continuation et promis, je ferais en sorte d’apporter ma pierre à l’édifice, si je puis me permettre l’expression.
1. Tout droit individuel doit être conçu comme un droit
universel, qui puisse être revendiqué par tout un chacun sur
cette terre
2. Droit pour chacun d’intervenir directement dans la définition
pratique et la gestion du bien commun (démocratie directe)
3. C’est parce que les hommes sont tous différents qu’ils doivent
bénéficier des mêmes droits et obligations, qu’ils doivent
pouvoir librement s’associer, même si celui qui le souhaite
doit aussi pouvoir vivre en parfaite autarcie
4. Un but de toute organisation sociale devra être de réduire au
maximum, et pour tous les humains, le temps de production
nécessaire de l’indispensable (définit collectivement)
5. Remplacement de la libre circulation des marchandises par un
accès libre et universel, individuel et collectif, à tous les
moyens de produire (création de « bibliothèques d’outils et
de machines » gérées collectivement)
6. Abolition du droit de propriété intellectuel et du système des
brevets (toutes les oeuvres de l’esprit et toutes les techniques
sont librement reproductibles et transformables, sauf si ces
techniques ne sont pas démocratisables, auquel cas elles
seront abandonnées)
7. L’autonomie technique et agricole doit être recherchée sur le
territoire le plus petit possible : à charge pour les mécanismes
de solidarité, de partage, de coopération, d’échange, etc., de
trouver les meilleurs compromis pour optimiser les temps, les
moyens, les ressources et les contraintes locales, les impacts
environnementaux, etc., à l’échelle territoriale la mieux
adaptée
8. Séparation du revenu et des activités (pour un revenu de base
inconditionnel au minimum au niveau du SMIC)
13. Gratuité de tous les transports en commun, qui doivent
permettre de se rendre n’importe où (il s’agit de créer une
véritable alternative à la voiture individuelle)
9. Accès libre, gratuit et permanent à toutes les formations et à
tous les savoirs (en particulier sans condition d’âge), libre
accès à la culture et à l’histoire
10. Droit à la beauté, à la lumière, au silence (auditif et visuel)
(liste non limitative)
11. Etc. [ à chacune/chacun de compléter ]
Chers convivialistes,
Je soutiens fermement votre démarche et souhaite y participer.
D’ores et déjà je vous soumets une réaction succincte à la lecture du Manifeste.
1. Bien identifier l’adversaire pour une « stratégie d’action » adéquate
L’adversaire est un monstre tricéphale, le Cerbère qui empêche de sortir de l’enfer du Marché. Ses 3 têtes sont l’ « efficacité technique », le « rendement économique » et le « profit financier ». Elles sont interdépendantes et complémentaires, et forment une unité qui gouverne le même corps. Elles se dynamisent l’une l’autre et dévorent tout sur leur passage si bien que le monstre ne cesse de grossir au point qu’il paraît inexpugnable.
Pour combattre un tel monstre il faut bien comprendre la dynamique interne de cette trilogie unitaire « efficacité-rendement-profit ». On a trop tendance à séparer les trois composantes, technique-économie-finances, qui sont absolument indissociables.
Il ne faut pas hésiter à la fois à mener une attaque frontale même si elle paraît vaine et à harceler par des guérillas en envoyant des flèches empoisonnées de toute part.
Dans les 2 cas le problème stratégique à résoudre est la coordination des actions pour qu’elles atteignent une dimension visible et compréhensible.
Quand je lis l’introduction en italique du Manifeste, je constate une volonté de bien indiquer qu’il y a des oppositions (sans doute fallait-il le faire), je suis donc un peu inquiet quant à la possibilité de mettre en œuvre une telle coordination :
- Quelle articulation entre la pensée et l’action ?
- Se mettre d’accord sur des axes prioritaires (protection écologique, réduction des inégalités, démantèlement des multinationales…) et lancer quelques actions ?
- Confier la coordination à l’organisation la plus compétente pour le type d’action envisagé ?
- Aborder les questions financières avec sérénité ?
…
2. Dans la « stratégie de pensée » : prendre en compte le fait que les oligarques sont aussi des hommes ; les forces de la pensée sont des forces d’action ; refonder l’humanisme.
Les maîtres du Cerbère ne sont pas des divinités transcendantes, ce sont des hommes avec toutes les dimensions liées à la nature et à la condition humaines. Il faut donc faire l’hypothèse qu’il n’y a pas qu’au portefeuille qu’on peut les atteindre.
Nous savons que les forces de la pensée sont aussi des forces d’action.
Il devient urgent de développer et promouvoir un » nouvel » humanisme lisible et compréhensible (dualité nature/technologie, conscience éthique et esthétique, échelle humaine…).
Le Manifeste est une bonne base pour lancer une réflexion sur la refondation de l’humanisme.
En outre une telle réflexion facilitera le rapprochement des oppositions car, dans de nombreux cas, une opposition peut être pensée comme une complémentarité.
Bonjour,
Je me retrouve dans ce manifeste, mais je ne comprends pas comment le directeur général de Danone peut en être signataire.
Il y a là pour moi un grave manquement POLITIQUE justement, à ce qu’un tel dirigeant puisse s’inclure dans ce projet qui s’en trouve ainsi dénaturé.
Il me semble que travailler à la construction d’une pensée politique qui puisse être FORTE ET DURABLE, c’est aussi savoir contre qui et quoi on construit.
Bien à vous,
Bonjour,
Je regrette que la question scientifique ne fasse pas partie de la liste des questions essentielles explicitées par le manifeste. Au moins depuis le 18ème siècle, les sociétés occidentales vivent sur le pythie selon lequel la résolution des problèmes matériels grâce au progrès scientifique entraînerait de facto la résolution des problèmes sociétaux et relationnels. Freud n’a travaillé qu’après Marx. La science s’appuie sur des mathématiques qui se targuent d’une vérité qui ne serait que validité logique débarrassée de la question du sens, alors que si les mathématiques prennent tant d’importance dans la société, c’est précisément du fait que leur vérité se mesure aussi à l’aune de leur engagement sociétal. Et la question de la relation entre pouvoirs politiques et sciences ne commence à être posée explicitement que depuis peu, par un certain nombre d’épistémologues dont certains soutiennent le manifeste convivialité, mais qui ne sont pas très entendus sur la place publique. La règle est plutôt celle de l’irresponsabilité des scientifiques. C’est pourquoi je trouverais important que la question scientifique fasse partie de la problématique affichée par ce manifeste. La science elle-même ne gagnerait-elle pas à s’investir du côté des initiatives convivialistes dont parle le Manifeste.
Bien cordialement,
MJDR
Bonjour,
Je soutiens fortement le Manifeste et ses idées ! Néanmoins, je trouve que la publication des idées n’est pas assez. Maintenant, il faut une force publique et « grassroot » pour bouger la politique, nationale et internationale. Pour cela, il faudrait créer des groupes et des initiatives locaux qui transportent les messages à la publique, comme des autres ONG, générant une grande demande de changer le système économique. Un petit premier pas serait déjà la création des sites de discussion dans des autres langues comme anglais et allemand. Cela faciliterait beaucoup la participation des gens comme moi qui ne parle pas bien le français.
Je vais aussi demander aux gérants de votre site partenaire « www.diekonvivialisten.de » d’un telle possibilité.
Bien cordialement,
Jörn
Un grand merci pour ce formidable travail que j’ai découvert grâce l’une de mes soeurs il y a quelques jours (merci Grande Soeur !) et que je vais faire circuler circuler circuler.
Votre manifeste est un « point » de ralliement que je crois puissant et très précieux. Un étendard dont nous aurions tous à gagner à le brandir, le faire claquer au vent. Mais aussi l’étudier en réunions dans nos villes et nos villages.
Des intellectuels importants n’y ont pas encore souscrits, des Lordon, des Todd, la bande des économistes atterrés, Jacques Généreux, ou un Rahbi, un Daniel Mermet, Gael Giraud, Marie-Monique Robin, d’autres encore : il faut les faire venir, ils devraient en être, nom d’un chien ! Susan George est-elle de la partie ?
Amitiés à tous, et à bientôt.
Patrick
Perhaps you can find some ideas and proposals in my publications on http://www.researchgate.net or via author/google for an sufficient and well convivre for each other.
Cela fait deux à trois mois que j’ai lu votre manifeste, donc tardivement, mais très attentivement et à deux reprises. Je m’apprêtais à me lancer dans l’écriture d’une critique, sans pitié mais aussi enthousiaste, quand des circonstances m’ont lancé dans une autre direction. La critique en question n’aurait de toute façon pas pu tenir dans un commentaire, loin de là, moins encore que ce à quoi je me suis mis à travailler au lieu de la faire, et qui n’est qu’une petite partie de la critique que mérite votre manifeste. On trouvera ce texte sur mon site ainsi que sur mon blog Mediapart :
http://blogs.mediapart.fr/blog/fchrysalis/031214/le-pseudo-monde-du-travail-aliene-une-societe-et-un-environnement-generes-par-un-double-conflit-dint
je suis tout à fait d’accord avec le manifeste.
A lire aussi … il est important pour nous tous de mettre les choses en perspective…
http://www.think2share.de/#!englisch/cm8u
bien cordialement