Actualité du site convivialiste

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CONVIVIALISTES, AUTO-ORGANISEZ-VOUS !

Le Manifeste convivialiste, récemment publié au Brésil, en cours de traduction en Italie, Corée du sud, Turquie et Roumanie, rencontre de nombreuses marques d’adhésion et de sympathie. Nombre de ceux qui les ont manifestées sur le site les convivialistes, ou ailleurs, demandent ce qu’ils pourraient faire et comment aider et contribuer. Question restée sans réponse jusqu’ici par crainte d’ajouter encore une nouvelle structure à toutes celles qui sont déjà parties prenantes du convivialisme via les auteurs du Manifeste : L’Appel des appels, l’Association des Amis d’Alternatives économiques, ATTAC, le collectif Roosevelt, Dialogues en humanités, les États généraux pour un pouvoir citoyen, FAIR, l’Institut Veblen, le Laboratoire de l’Economie sociale et solidaire, PEKEA, etc.
Par ailleurs, le groupe des convivialistes, totalement informel et souhaitant a priori le rester, ne dispose d’aucun moyen financier ou logistique et ne peut donc rien organiser en tant que tel.
Mais, précisément parce que les idées exposées par le Manifeste sont partagées par les auteurs membres de ces diverses organisations, ou inorganisés, et parce qu’il serait dommage de n’apporter aucune réponse aux bonnes volontés qui ne demandent qu’à s’employer, il reste à explorer la possibilité suivante :
Que tous ceux qui dans une commune, un pays, un canton une région, ou bien encore, une entreprise, une administration, une profession etc. se reconnaissant dans les analyses et les thèses développées par le Manifeste convivialiste constituent des cercles convivialistes en partant du principe que sont convivialistes celles et ceux qui se disent tels (ils s’autorisent d’eux-mêmes), qu‘ils appartiennent déjà ou non à l’une des structures mentionnées plus haut. De tels cercles pourraient faire notamment deux choses essentielles :
- Discuter et approfondir les arguments donnés dans le manifeste, et envoyer leurs propres analyses au site www.lesconvivialistes.fr.
- En vue des prochaines élections municipales, par exemple, procéder à une évaluation citoyenne convivialiste des équipes sortantes : dans quelle mesure permettent-elles ou promettent-elles de faire vivre localement et concrètement une démocratie soucieuse d’assurer le bien être de tous de manière effectivement solidaire et respectueuse de l’environnement ? On trouvera un modèle possible pour ce type de travail dans le document rédigé par le Pacte Civique, disponible dans la rubrique actualité du site(www.lesconvivialistes.fr/PC_Municipales_Contribution.pdf). ATTAC est en train de rédiger de son côté un document de même nature, plus axé sur les problèmes économiques, que nous mettrons également sur le site dès qu’il sera prêt.
Notre totale absence de moyens financiers et logistiques est peut-être un avantage. Ne disposant d’aucune possibilité de créer une organisation, nous échappons au risque qu’elle ne se bureaucratise ou qu’elle devienne un champ clos de luttes pour le pouvoir. Le convivialisme ne vivra que des groupes locaux ou particuliers qui s’auto-constitueront et vivront leur vie. Juste : s’ils vivent vraiment, signalez-le sur le site…

Bon courage et bon vent à tous les convivialistes de France, de Navarre et du monde

Alain Caillé

Les auteurs du Manifeste convivialiste


Claude Alphandéry, Geneviève Ancel, Ana Maria Araujo (Uruguay), Claudine Attias-Donfut, Geneviève Azam, Akram Belkaïd (Algérie), Fabienne Brugère, Alain Caillé, Barbara Cassin, Philippe Chanial, Hervé Chaygneaud-Dupuy, Eve Chiapello, Denis Clerc, Ana M. Correa (Argentine), Thomas Coutrot, Jean-Pierre Dupuy, François Flahault, Francesco Fistetti (Italie), Anne-Marie Fixot, Jean-Baptiste de Foucauld, Christophe Fourel, François Fourquet, Philippe Frémeaux, Jean Gadrey, Vincent de Gaulejac, François Gauthier (Suisse), Sylvie Gendreau (Canada), Susan George (États-Unis), Christiane Girard (Brésil), François Gollain (Royaulme Uni), Roland Gori, Jean-Claude Guillebaud, Paulo Henrique Martins (Brésil), Dick Howard (États-Unis), Marc Humbert, Éva Illouz (Israël), Ahmet Insel (Turquie), Geneviève Jacques, Florence Jany-Catrice, Zhe Ji (Chine), Hervé Kempf, Elena Lasida, Serge Latouche, Jean-Louis Laville, Camille Laurens, Jacques Lecomte, Didier Livio, Gus Massiah, Dominique Méda, Margie Mendell (Canada), Pierre-Olivier Monteil, Jacqueline Morand, Edgar Morin, Chantal Mouffe (Royaume Uni), Yann Moulier-Boutang, Osamu Nishitani (Japon), Alfredo Pena-Vega, Bernard Perret, Elena Pulcini (Italie), Ilana Silber (Israël), Roger Sue, Elvia Taracena (Mexique), Frédéric Vandenberghe (Brésil), Patrick Viveret.




Je soutiens le Manifeste convivialiste

 

2,357 signatures

je soutiens le Manifeste ! / I would like to support the manifesto !

Abrégé du manifeste convivialiste
Declaration d’interdependance1

Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de ressources matérielles et de compétences techniques et scientifiques. Prise dans sa globalité, elle est riche et puissante comme personne dans les siècles passés n’aurait pu l’imaginer. Rien ne prouve qu’elle en soit plus heureuse. Mais nul ne désire revenir en arrière, car chacun sent bien que de plus en plus de potentialités nouvelles d’accomplissement personnel et collectif s’ouvrent chaque jour.

Pourtant, à l’inverse, personne non plus ne peut croire que cette accumulation de puissance puisse se poursuivre indéfiniment, telle quelle, dans une logique de progrès technique inchangée, sans se retourner contre elle-même et sans menacer la survie physique et morale de l’humanité. Les premières menaces qui nous assaillent sont d’ordre matériel, technique, écologique et économique. Des menaces entropiques. Mais nous sommes beaucoup plus impuissants à ne serait-ce qu’imaginer des réponses au second type de menaces. Aux menaces d’ordre moral et politique. À ces menaces qu’on pourrait qualifier d’anthropiques.
Le problème premier

Le constat est donc là : l’humanité a su accomplir des progrès techniques et scientifiques foudroyants, mais elle reste toujours aussi impuissante à résoudre son problème essentiel : comment gérer la rivalité et la violence entre les êtres humains ? Comment les inciter à coopérer tout en leur permettant de s’opposer sans se massacrer ? Comment faire obstacle à l’accumulation de la puissance, désormais illimitée et potentiellement auto-destructrice, sur les hommes et sur la nature ? Si elle ne sait pas répondre rapidement à cette question, l’humanité disparaîtra. Alors que toutes les conditions matérielles sont réunies pour qu’elle prospère, pour autant qu’on prenne définitivement conscience de leur finitude.

Nous disposons de multiples éléments de réponse : ceux qu’ont apportés au fil des siècles les religions, les morales, les doctrines politiques, la philosophie et les sciences humaines et sociales. Et les initiatives qui vont dans le sens d’une alternative à l’organisation actuelle du monde sont innombrables, portées par des dizaines de milliers d’organisations ou d’associations, et par des dizaines ou des centaines de millions de personnes. Elles se présentent sous des noms, sous des formes ou à des échelles infiniment variées : la défense des droits de l’homme, du citoyen, du travailleur, du chômeur, de la femme ou des enfants ; l’économie sociale et solidaire avec toutes ses composantes : les coopératives de production ou de consommation, le mutualisme, le commerce équitable, les monnaies parallèles ou complémentaires, les système d’échange local, les multiples associations d’entraide ; l’économie de la contribution numérique (cf. Linux, Wikipedia etc.) ; la décroissance et le post-développement ; les mouvements slow food, slow town, slow science ; la revendication du buen vivir, l’affirmation des droits de la nature et l’éloge de la pachamama ; l’altermondialisme, l’écologie politique et la démocratie radicale, les indignados, Occupy Wall Street ; la recherche d’indicateurs de richesse alternatifs, les mouvements de la transformation personnelle, de la sobriété volontaire, de l’abondance frugale, du dialogue des civilisations, les théories du care, les nouvelles pensées des communs, etc.

Pour que ces initiatives si riches puissent contrecarrer avec suffisamment de puissance les dynamiques mortifères de notre temps et qu’elles ne soient pas cantonnées dans un rôle de simple contestation ou de palliation, il est décisif de regrouper leurs forces et leurs énergies, d’où l’importance de souligner et de nommer ce qu’elles ont en commun.
Du convivialisme

Ce qu’elles ont en commun, c’est la recherche d’un convivialisme, d’un art de vivre ensemble (con-vivere) qui permette aux humains de prendre soin les uns des autres et de la Nature, sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité. Un moyen de conjurer la violence et les pulsions de mort. Pour le trouver nous avons besoin désormais, de toute urgence, d’un fond doctrinal minimal partageable qui permette de répondre simultanément, en les posant à l’échelle de la planète, au moins aux quatre (plus une) questions de base :

- La question morale : qu’est-il permis aux individus d’espérer et que doivent-ils s’interdire ?

- La question politique : quelles sont les communautés politiques légitimes ?

- La question écologique : que nous est-il permis de prendre à la nature et que devons-nous lui rendre ?

- La question économique : quelle quantité de richesse matérielle nous est-il permis de produire, et comment, pour rester en accord avec les réponses données aux questions morale, politique et écologique ?

- Libre à chacun d’ajouter à ces quatre questions, ou pas, celle du rapport à la surnature ou à l’invisible : la question religieuse ou spirituelle. Ou encore : la question du sens.
Considérations générales :

Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice.

Principe de commune humanité : par delà les différences de couleur de peau, de nationalité, de langue, de culture, de religion ou de richesse, de sexe ou d’orientation sexuelle, il n’y a qu’une seule humanité, qui doit être respectée en la personne de chacun de ses membres.

Principe de commune socialité : les êtres humains sont des êtres sociaux pour qui la plus grande richesse est la richesse de leurs rapports sociaux.

Principe d’individuation : dans le respect de ces deux premiers principes, la politique légitime est celle qui permet à chacun d’affirmer au mieux son individualité singulière en devenir, en développant sa puissance d’être et d’agir sans nuire à celle des autres.

Principe d’opposition maîtrisée et créatrice : parce que chacun a vocation à manifester son individualité singulière il est naturel que les humains puissent s’opposer. Mais il ne leur est légitime de le faire qu’aussi longtemps que cela ne met pas en danger le cadre de commune socialité qui rend cette rivalité féconde et non destructrice.

De ces principes généraux découlent des :

Considérations morales

Ce qu’il est permis à chaque individu d’espérer c’est de se voir reconnaître une égale dignité avec tous les autres êtres humains, d’accéder aux conditions matérielles suffisantes pour mener à bien sa conception de la vie bonne, dans le respect des conceptions des autres

Ce qui lui est interdit c’est de basculer dans la démesure (l’hubris des Grecs), i.e. de violer le principe de commune humanité et de mettre en danger la commune socialité

Concrètement, le devoir de chacun est de lutter contre la corruption.

Considérations politiques

Dans la perspective convivialiste, un État ou un gouvernement, ou une institution politique nouvelle, ne peuvent être tenus pour légitimes que si :

- Ils respectent les quatre principes, de commune humanité, de commune socialité, d’individuation et d’opposition maîtrisée, et que s’ils facilitent la mise en œuvre des considérations morales, écologiques et économiques qui en découlent ;

Plus spécifiquement, les États légitimes garantissent à tous leurs citoyens les plus pauvres un minimum de ressources, un revenu de base, quelle que soit sa forme, qui les tienne à l’abri de l’abjection de la misère, et interdisent progressivement aux plus riches, via l’instauration d’un revenu maximum, de basculer dans l’abjection de l’extrême richesse en dépassant un niveau qui rendrait inopérants les principes de commune humanité et de commune socialité ;

Considérations écologiques

L’Homme ne peut plus se considérer comme possesseur et maître de la Nature. Posant que loin de s’y opposer il en fait partie, il doit retrouver avec elle, au moins métaphoriquement, une relation de don/contredon. Pour laisser aux générations futures un patrimoine naturel préservé, il doit donc rendre à la Nature autant ou plus qu’il ne lui prend ou en reçoit.

Considérations économiques

Il n’y a pas de corrélation avérée entre richesse monétaire ou matérielle, d’une part, et bonheur ou bien-être, de l’autre. L’état écologique de la planète rend nécessaire de rechercher toutes les formes possibles d’une prospérité sans croissance. Il est nécessaire pour cela, dans une visée d’économie plurielle, d’instaurer un équilibre entre Marché, économie publique et économie de type associatif (sociale et solidaire), selon que les biens ou les services à produire sont individuels, collectifs ou communs.
Que faire ?

Il ne faut pas se dissimuler qu’il faudra pour réussir affronter des puissances énormes et redoutables, tant financières que matérielles, techniques, scientifiques ou intellectuelles autant que militaires ou criminelles. Contre ces puissances colossales et souvent invisibles ou illocalisables, les trois armes principales seront :

- L’indignation ressentie face à la démesure et à la corruption, et la honte qu’il est nécessaire de faire ressentir à ceux qui directement ou indirectement, activement ou passivement, violent les principes de commune humanité et de commune socialité.

- Le sentiment d’appartenir à une communauté humaine mondiale.

- Bien au-delà des « choix rationnels » des uns et des autres, la mobilisation des affects et des passions.
Rupture et transition

Toute politique convivialiste concrète et appliquée devra nécessairement prendre en compte :

- l’impératif de la justice et de la commune socialité, qui implique la résorption des inégalités vertigineuses qui ont explosé partout dans le monde entre les plus riches et le reste de la population depuis les années 1970

- Le souci de donner vie aux territoires et aux localités, et donc de reterritorialiser et de relocaliser ce que la mondialisation a trop externalisé.

- L’absolue nécessité de préserver l’environnement et les ressources naturelles.

- L’obligation impérieuse de faire disparaître le chômage et d’offrir à chacun une fonction et un rôle reconnus dans des activités utiles à la société.

La traduction du convivialisme en réponses concrètes doit articuler, en situation, les réponses à l’urgence d’améliorer les conditions de vie des couches populaires, et celle de bâtir une alternative au mode d’existence actuel, si lourd de menaces multiples. Une alternative qui cessera de vouloir faire croire que la croissance économique à l’infini pourrait être encore la réponse à tous nos maux.

Claude Alphandéry, Geneviève Ancel, Ana Maria Araujo (Uruguay), Claudine Attias-Donfut, Geneviève Azam, Akram Belkaïd (Algérie), Yann Moulier-Boutang, Fabienne Brugère, Alain Caillé, Barbara Cassin, Philippe Chanial, Hervé Chaygneaud-Dupuy, Eve Chiapello, Denis Clerc, Ana M. Correa (Argentine), Thomas Coutrot, Jean-Pierre Dupuy, François Flahault, Francesco Fistetti (Italie), Anne-Marie Fixot, Jean-Baptiste de Foucauld, Christophe Fourel, François Fourquet, Philippe Frémeaux, Jean Gadrey, Vincent de Gaulejac, François Gauthier (Suisse), Sylvie Gendreau (Canada), Susan George (États-Unis), Christiane Girard (Brésil), François Gollain (Royaulme Uni), Roland Gori, Jean-Claude Guillebaud, Paulo Henrique Martins (Brésil), Dick Howard (États-Unis), Marc Humbert, Éva Illouz (Israël), Ahmet Insel (Turquie), Geneviève Jacques, Florence Jany-Catrice, Zhe Ji (Chine), Hervé Kempf, Elena Lasida, Serge Latouche, Jean-Louis Laville, Camille Laurens, Jacques Lecomte, Didier Livio, Gus Massiah, Dominique Méda, Margie Mendell (Canada), Pierre-Olivier Monteil, Jacqueline Morand, Edgar Morin, Chantal Mouffe (Royaume Uni), Osamu Nishitani (Japon), Alfredo Pena-Vega, Bernard Perret, Elena Pulcini (Italie), Ilana Silber (Israël), Roger Sue, Elvia Taracena (Mexique), Frédéric Vandenberghe (Brésil), Patrick Viveret.

1 Ce texte est l’abrégé du Manifeste convivialiste, publié le 14 juin 2013 aux éditions Le Bord de l’eau (48 p. 5 €). Les lecteurs qui se sentiront en accord avec les principes qu’il expose peuvent en témoigner en déclarant leur soutien.

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Liste des premiers soutiens au manifeste

Jean-Philippe Acensi, délégué général de l’APELS (Agence pour l'éducation par le sport)
Michel Adam, créateur d’entreprises solidaires
Jeffrey Alexander, sociologue, USA
Margaret Archer, sociologue, RU
Marc de Basquiat, économiste
Jean Baubérot, historien et sociologue
Michel Bauwens, activiste P2P, Belgique, Thaïlande
Christiane de Beaurepaire (ex-psychiatre de la prison de Fresnes)
Robert Bellah, sociologue, USA
Augustin Berque, anthropologue et géographe
Yves Berthelot, Pdt des Centres Lebret
Antoine Bevort, sociologue (CNAM)
Roy Bhaskar, philosophe, RU
Luc Boltanski, sociologue
Etienne Bourgeois, psychologue, Suisse
Jean Louis Cabrespines, président du CEGES et du CNCRES
Michel Capron, sciences de la gestion, Paris VIII
Patrick Chamoiseau, écrivain
Pascal Combemale, science sociale, lycée Henri IV
Gabriel Cohn, sociologue (Brésil)
Christian Coméliau, économiste (Genève)
Francis Danvers, sciences de l'éducation
Dany-Robert Dufour, philosophe
Marc Dufumier, agronome, professeur émérite à AgroParisTech
Emmanuel Faber, directeur général de Danone
Olivier Favereau, économiste, Paris X
Andrew Feenberg, philosophe, USA
Fabrice Flipo, philosophe de l’écologie
François Gèze, éditeur
Yovan Gilles, artiste et philosophe (Les périphériques vous parlent)
Pascal Glémain, économiste, Rennes I
Jacques Godbout, sociologue, Québec
Phil Gorsky, sociologue (Yale, USA)
Stéphane Haber, philosophe
Jean-Marie Harribey, économiste (CS. Attac)
Keith Hart, anthropologue, RU, Afrique du sud
Armand Hatchuel, sciences de la gestion, École des Mines
Nathalie Heinich, sociologue
Axel Honneth, philosophe, Allemagne
Hans Joas, sociologue, Allemagne
Stephen Kalberg, sociologue, (Boston, USA)
Étienne Klein, physicien
Katsumata Makoto, économiste, Japon
Christian Laval, sociologue
Michel Lallement, sociologue, CNAM
Jean-Louis Le Moigne, économiste et épistémologue
Daniel Le Scornet, ancien président de la Fédération des mutuelles de France
Alain Lipietz, économiste
Jean-Claude Michéa, philosophe
Jean-Philippe Milesy, mutualiste
Françoise Morin, anthropologue
Jun Nishikawa, économiste, Japon
Christian Oyarbide, Directeur Général de l’Union Mutualiste Retraite
Antoine Peillon, journaliste
Corine Pelluchon, philosophe
Geoffrey Pleyers, sociologue
Gérard Pommier, psychanalyste
Michel Renault, économiste, Rennes I
Matthieu Ricard, moine bouddhiste
Dany Robert-Dufour, philosophe
Guy Roustang, sociologue
Marie-Monique Robin, journaliste
Jeanne Favret-Saada, ethnologue
Bernard Saladin d’Englure, anthropologue
Jean Sammut, mutualiste
Bernard Saladin d’Englure, anthropologue
Richard Sennett, sociologue, New York University, USA
Jean-Michel Servet, économiste (sous réserve de confirmation)
Hugues Sibille, vice-président du Crédit Coopératif, Président de l'Avise
Isabelle Sorente, écrivaine
Bernard Stiegler, philosophe
Mehran Tamadon, cinéaste, auteur d'"Iraniens"
Bruno Tardieu, délégué national d'ATD Quart-Monde
Michel Terestchenko, philosophe
Bruno Théret, économiste
Catherine Touvrey, mutualiste (MACIF)
Jean-Jacques Tyszler, psychanalyste
Philippe Van Parijs, Chaire Hoover, Louvain-la-Neuve
François Vatin, sociologue, Paris X
Chico Whitaker, initiateur des forums sociaux mondiaux
Jean-Pierre Worms, sociologue, FONDA